Le Soudan, par la voix de son ministre des Affaires étrangères a jugé samedi "paradoxale" la décision des États-Unis de maintenir Khartoum…

Khartoum juge "paradoxal" son maintien sur une liste noire américaine du terrorisme

Vendredi, l’administration Trump a décidé de la levée définitive de l’embargo

Le Soudan, par la voix de son ministre des Affaires étrangères a jugé samedi "paradoxale" la décision des États-Unis de maintenir Khartoum sur leur liste noire des États soutenant le "terrorisme" alors qu’ils reconnaissent les efforts déployés dans la lutte antiterroriste.

Ibrahim Ghandour s’exprimait ainsi au lendemain de la levée par les États-Unis, des sanctions économiques imposées au Soudan (quelques heures après que le chargé d’affaires américain à Khartoum a affirmé que les conditions n‘étaient toujours pas réunies pour discuter du retrait du Soudan de cette liste).

Le ministre s’est félicité de la fin de cet embargo vieux de 20 ans, estimant que le moment était venu "pour construire de bonnes relations avec les États-Unis". Mais "nous devons maintenant commencer à discuter du dossier de la liste terroriste", a-t-il ajouté.

C'est un paradoxe : nous sommes le pays coopérant le mieux dans la lutte contre le terrorisme et dans le même temps, nous sommes sur une liste de pays soutenant le terrorisme.

Plus tôt dans la journée, le chargé d’affaires américain Steven Koutsis avait déclaré que "le gouvernement du Soudan (savait) parfaitement bien ce qu’il (avait) à faire pour être retiré de la liste", sans donner plus de détails. 

Les États-Unis ont imposé des sanctions au Soudan en 1997 pour son soutien présumé à des groupes islamistes. Le fondateur d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden a vécu à Khartoum entre 1992 et 1996.

Les sanctions prolongées (pour trois mois) en juillet dernier par Donald Trump avaient – pourtant – été levées en partie par le président Barack Obama, quelques jours avant de quitter la Maison Blanche en janvier pour une période probatoire de six mois.

Vendredi, l’administration Trump a décidé de la levée définitive de l’embargo.

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction