Selon Me. Salif Kebe, Président de la CENI, les départs ou démissions de 7 commissaires ne peuvent en aucun cas reporter sine die la tenue des élections du 16 février prochain.

Guinée

Guinée : la CENI assure que le calendrier électoral sera respecté malgré les démissions des 7 commissaires

Selon Me. Salif Kebe, Président de la CENI, les départs ou démissions de 7 commissaires ne peuvent en aucun cas reporter sine die la tenue des élections du 16 février prochain.

C'est au cours d'un point de presse, tenu mardi 24 décembre dernier que le  président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Me Amadou Salif Kébé, a réagi sur l'épineuse question des démissions des 7 commissaires de la CENI. Entre autres , Bano Sow, Baldé Diogo, Al Hassane Kaké, Samoura Hadja, Tounkara mamadou, Diop Marie et Léno Youssouf. 

Le Président de la CENI affirme que ces démissions ne doivent en aucun cas être pris comme motif d'empêcher l'organisation des prochaines élections législatives fixées le 16 février 2020. Il affirme que ces départs ne  paralysent pas le processus électoral. 

Par conséquent, les élections légilslatives auront bel et lieu, sauf le phénomène extérieur à la CENI. 

« On ne peut pas arrêter le processus parce que les 7 commissaires se sont retirés des opérations. On tiendra les élections avec ou sans les commissaires. Nous respecterons le chronogramme que nous avons établi nous respecterons les délais opérationnels que nous avons établi et nous irons aux élections sauf phénomène extérieur à la CENI, nous
irons aux élections le 16 février prochain. Vous aurez votre carte, vous allez voter », a dit le président de la CENI.

Concernant des raisons d’anomalies évoquées par ces sept commissaires, notamment sur l'enrôlement des mineurs,  Me. Salifou Kebe les a rejeté en bloc. Car, la CENI a des matériels capables d’extirper les mineurs sur la base de données du fichier electoral. 

Pour rappel, ces 7 commissaires démissionaires ont constaté des irrégularités liées au recensement. Raison pour laquelle, ils se sont désolidariser de ce fichier électoral en cours de conception qui pour eux ne garantit pas d’élection crédibles,
équitables et transparentes.

Par ailleurs l'opposition au régime d’Alpha Condé s’est aussi décidée de ne point participer à ces élections législatives du16 février 2020. Et va projeter des actions pour s’opposer à la tenue de ces élections. Elle soupçonne qu’une mascarade électorale est en cours de préparation. 

Beni Kinkela
Journaliste et correspondant en RDC