La campagne électorale pour le scrutin présidentielle doit débuter vendredi 8 avril, en Guinée-Equatoriale. Le premier tour aura lieu le 24…

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Guinée équatoriale : Lancement de la campagne électorale le 8 avril




La campagne électorale pour le scrutin présidentielle doit débuter vendredi 8 avril, en Guinée-Equatoriale. Le premier tour aura lieu le 24 du même mois. Candidat à sa propre succession, Teodoro Obiang Nguema, est au pouvoir depuis 36 ans. Face à lui six candidats se lancent dans la course, dont trois comme indépendants.

Lors du dernier scrutin, en 2009 il avait été réélu avec 95,37% des voix, si bien que cette fois-ci encore l’élection semble jouée d’avance. En Guinée équatoriale, la course à la présidence ressemble une formalité pour le président sortant Teodoro Obiang Nguema.

Âgé de 73 ans, le chef d’ État, candidat à sa propre succession, avait accédé au pouvoir par un coup d’État, en 1979.

Il se présente à la tête d’une coalition de dix partis politiques.

Le vote devait initialement avoir lieu en novembre, mais un décret présidentiel, pris en mars dernier, avait avancé la tenue du scrutin au mois d’avril, sans fournir d’explication quant à la modification de calendrier.

La scène politique

Le paysage politique du pays n’est pas très clair. Selon le site du gouvernement 11 partis sont officiellement autorisés. Mais la liste ne fait pas mention du parti Ciudadanos por la innovacion(CI) reconnu officiellement en novembre 2015. Cette décision était présentée comme répondant « aux engagements pris lors du dialogue national », pouvait-on lire sur le site du gouvernement.

En effet un an plus tôt, en novembre 2014, un Dialogue national avait eu lieu entre le gouvernement, les partis légalisés et ceux sans autorisations. Mais certains partis avaient quitté la table, faute d’avoir vu leur situation légalisée.

Six autres candidats

Dimanche 3 avril, la télévision nationale annonçait que six autres candidats étaient en course, dont certains sont nouveaux en politique. Trois des candidats appartiennent à des partis légalisés : Bonaventura Monsuy Asumu, du Parti de la coalition sociale démocrate (PCSD), Carmelo Mba Bakale de l'Action populaire de Guinée équatoriale (APGE), et Avelino Mocache Mehenga de l'Union du Centre Droit (UCD). Les trois autres candidatures sont indépendantes : Agustin Masoko Abegue, Benedicto Obiang Mangue et Tomas Mba Monabang.

La candidature d’un septième candidat, Gabriel Nse Obiang Obono, en tant que représentant du parti fraichement légalisé Ciudadanos por la innovacion, s’est vue invalidée, le 30 mars dernier. Il lui est reproché de ne pas avoir passé les 5 dernières années consécutivement dans le pays, peut-on lire sur le site du gouvernement.

De son côté l’opposant parle d’un coup de force des autorités. Il lui serait reproché d’avoir voulu organiser un coup d’ État, d’après ses déclarations sur son site internet.

De son côté le Front de l'opposition démocratique (FOD), une coalition des principaux partis d'opposition, a appelé à boycotter l'élection. Le FOD estime que le scrutin risque d’être entaché de fraudes.

La répression à l’égard des opposants, membres de la société civile et médias est régulièrement dénoncée par les organisations de défense des droits humains.


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