Quelques trublions qui rouleraient pour le parti historique PAIGC s'en donnent à coeur joie, sans respect de la nation ni de l'Etat de droit pour salir, diffamer et destabiliser Umaro Sissoco Embalo, nouveau président que la communauté internationale peine à reconnaître malgré que la CENI ait procédé plusieurs fois au recomptage des voix. Curieusement, ce bashing médiatique interne qui circule via whatsapp depuis le 14 mars, entre les diverses cellules d'intelligence du continent n'a d'autres fins que d'installer le doute dans l'esprit des chefs d'Etat africains. En effet, cette campagne de dénigrement dont le premier message intervient en milieu de week-end a pour but clair de freiner la tournée régionale d'Umaro Sissoco Embalo entamé le 10 mars dernier au Sénégal, au Niger et au Nigeria. Retour sur les faits. 

Diffamation et tentative de déstabilisation, le lot quotidien d'Umaro Sissoco Embalo, nouveau président de la Guinée Bissau

Guinée Bissau : pendant que la Cour suprême se fait désirer, qui complote dans les arcanes du PAIGC ?

Quelques trublions qui rouleraient pour le parti historique PAIGC s'en donnent à coeur joie, sans respect de la nation ni de l'Etat de droit pour salir, diffamer et destabiliser Umaro Sissoco Embalo, nouveau président que la communauté internationale peine à reconnaître malgré que la CENI ait procédé plusieurs fois au recomptage des voix. Curieusement, ce bashing médiatique interne qui circule via whatsapp depuis le 14 mars, entre les diverses cellules d'intelligence du continent n'a d'autres fins que d'installer le doute dans l'esprit des chefs d'Etat africains. En effet, cette campagne de dénigrement dont le premier message intervient en milieu de week-end a pour but clair de freiner la tournée régionale d'Umaro Sissoco Embalo entamé le 10 mars dernier au Sénégal, au Niger et au Nigeria. Retour sur les faits. 

Après avoir organisé son investiture le 27 février dans un hôtel de Bissau, Umaro Sissoco Embalo s’est installé au palais présidentiel et a nommé son propre gouvernement. Ses adversaires dénoncent un « coup de force », et une politique du fait accompli, alors que la divergence électorale n'est pas résolue. Dans ce combat, Umaro Sissoco Embalo dispose du soutien de ses homologues dans la région. Et cela irrite au plus au point les membres du PAIGC et les pays qui soutiennent Domingo Simoes Pereira, à savoir la Guinée et la Côte d'Ivoire. Voilà de quoi diviser la Cedeao sur cette victoire électorale. 

Diffamation, coups bas, traîtrise envers Umaro Sissoco Embalo. De qui se moque t-on ?

Diffamation

Le PAIGC qui a introduit plusieurs recours semble avoir mandaté des émissaires si assoiffés par l'appât du gain qu'ils n'en respectent plus la nation.

Plutôt que de laisser l'appareil judiciaire faire son travail ; qui a intérêt à salir sans fondement, sans preuve un Homme d'Etat ? 

Faut-il rappeler qu'Umaro Sissoco Embalo dispose d'une carrière politique solide : plusieurs fois ministres et Premier ministre sous José Mario Vaz. Si son allure décontractée et son franc-parler dérogent avec le profil très conservateur de certains indéboulonables et autres Hommes d'Etat africains ; est-il nécessaire d'aller jusqu'à mentir en lui inventant une vie parallèle au sein d'un cartel de la drogue ?

Les auteurs de ce message seront bientôt révélés par une enquête des services d'intelligence du continent. Cela permettra d'apporter les réponses sur les réelles motivations du contenu diffamatoire et la propagation de ce texto. Pour l'heure, sans en connaître le ou les auteurs, la volonté affirmée est semble t-il de vouloir freiner la tournée d'Umaro Sissoco Embalo en Angola et dans l'ensemble de cette région d'Afrique centrale.

Les présidents africains, habitués aux manipulations en amont et en aval des périodes électorales sauront lire entre les lignes, sans avoir besoin de traducteur. Ils comprendront que cela ne doit en aucun cas les empêcher de recevoir Umaro Sissoco Embalo. Ce dernier joint par téléphone par 54 ETATS, rappelle simplement qu'il est le vainqueur des élections.

Attente interminable de la décision de la Cour suprême

Dans son dernier communiqué, l’organisation ouest-africaine affirme « ne pas pouvoir reconnaître des organes créés et installés en dehors des cadres constitutionnels et légaux ». Alors que dans un premier temps, la Cédéao a envoyé des signaux contradictoires, en « prenant acte » de la victoire du candidat du Madem-15. Pour les deux camps, les appuis diplomatiques pourraient permettre de faire bouger les lignes.

En attendant, on a appris mardi dernier le départ de Bissau du représentant spécial de la Cédéao. Son bureau signale « une absence », sans plus de précisions. Il avait été la cible de vives critiques du gouvernement nommé par Umaro Sissoco Embalo, en s'adressant au « Premier ministre Aristides Gomes », limogé par les nouvelles autorités, mais qui clame sa légitimité. Mardi soir, Aristide Gomes se sentait menacé sans formuler plus de preuve.

Tous les regards sont tournés vers la Cour suprême qui doit rendre sa décision dans ce contentieux électoral. Effectivement, plus de deux mois après l’annonce des résultats provisoires, le camp du PAIGC fait valoir que c’est à la Cour suprême de trancher définitivement. En l’état actuel des choses, cela semble difficile d’espérer des conclusions rapidement, dans la mesure où le président de cette Cour n’était pas en Guinée-Bissau ces derniers jours.

La Cour a aussi dénoncé l’occupation du palais de justice par des militaires. Soit, est-ce que cela empêche les juges de statuer ? Affaire à suivre. 

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction