Pour la deuxième année consécutive, le meilleur de la Tech africaine s’expose encore ce vendredi 17 mai au salon parisien VivaTech. Les 160 jeunes sociétés invitées permettront de découvrir les dernières innovations du continent.

Économie numérique : Jumia, Mara Phones, Jokkolabs...ils sont tous à Vivatech

Événement : le top de la technologie africaine se trouve à VivaTech

Pour la deuxième année consécutive, le meilleur de la Tech africaine s’expose encore ce vendredi 17 mai au salon parisien VivaTech. Les 160 jeunes sociétés invitées permettront de découvrir les dernières innovations du continent.

Les entrepreneurs viennent d’Algérie, de l’île Maurice, de la République démocratique du Congo et de bien d’autres régions. Cette année, c’est la quasi-totalité des pays du continent qui seront représentés au salon VivaTech. Les 160 jeunes sociétés partageront la vedette avec de nouveaux géants du numérique, comme le portail d'e-commerce Jumia surnommé « l'Amazon africain » ou encore avec les Mara Phones de l’entrepreneur britannique et ougandais Ashish Thakkar, basé à Kigali au Rwanda, qui présentera en partenariat avec Google, les premiers smartphones de haute qualité qui ont été totalement fabriqués en Afrique.

Vers une économie du numérique

Les jeunes ingénieurs, développeurs et entrepreneurs africains ont toutefois encore besoin de financements et de partenariats solides afin d’accroître leurs activités. Et surtout de mettre en place une véritable économie numérique du partage, estime Karim Sy, fondateur de Jokkolabs et président de Digital Africa, une plateforme web qui réunit l’ensemble des acteurs africains de l’écosystème entrepreneurial autour d’une même vision, celle de mettre l’intelligence collective au service du développement responsable et de l’innovation numérique, à travers tout le continent africain : "La créativité est là, ça, c'est déjà le premier constat et la démonstration n'est plus à faire. L'adoption des technologies est là aussi et des nouveaux usages ont émergé. On l'a vu avec le mobile banking, l'énergie solaire ou d'autres modèles. Par contre un entrepreneur a besoin d'un écosystème pour pouvoir se développer et ça c'est parfois antinomique avec la logique de l'entrepreneur ou l'entrepreneur se dit "moi je suis en compétition avec l'autre donc je ne vais pas lui montrer". On doit revenir à ces logiques de communautés technologiques pour se connecter à la planète. Il y a toute une série d'acteurs qui se projette à l'international."

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction