Réunis à Al-Ula, en Arabie saoudite, les six pays pétroliers du Conseil de coopération du Golfe ont signé un accord de « solidarité et…

Le Qatar se réconcilie avec ses rivaux après plus de trois ans de crise dans le Golfe

Etats du Golfe : Signature d'un accord de « solidarité et de stabilité »

Réunis à Al-Ula, en Arabie saoudite, les six pays pétroliers du Conseil de coopération du Golfe ont signé un accord de « solidarité et de stabilité ». Riyad annonce ce mardi soir le rétablissement des relations diplomatiques entre le Qatar et les pays qui le boycottaient depuis trois ans et demi : Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Bahrein et Égypte.

« Nous avons aujourd'hui un besoin urgent d'unir nos efforts », a déclaré le prince héritier d'Arabie saoudite Mohamed ben Salman qui a accueilli ce mardi les dirigeants des six monarchies pétrolières du Golfe. L'homme fort du royaume saoudien a immédiatement ajouté que l'unité retrouvée doit permettre d'affronter « les menaces posées par le programme nucléaire et de missiles du régime iranien et ses plans de sabotage et de destruction ».

Avant l'ouverture de ce sommet des pays membres du Conseil de coopération du Golfe, le même Mohammed ben Salman avait accueilli l'émir du Qatar Tamim al-Thani à la descente de son avion. Au bas de la passerelle, les deux hommes, masqués en raison du Covid-19, se sont donné l'accolade. 

Riyad et Doha affichent donc leur réconciliation, trois ans et demi après une spectaculaire rupture lorsque le Qatar a été isolé par l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahrein et l'Égypte, qui l'accusaient de soutenir les mouvement islamistes et d'être trop conciliant envers l'Iran.

Le Qatar ne fait pas de concession

On ignore pour l'heure si le Qatar a fait des concessions alors qu'il a toujours rejeté les exigences de ses voisins qui lui demandaient par exemple de fermer Al-Jazeera, la télévision qatarienne qui est un outil d'influence de l'émirat dans le monde arabe.

 

Ce sera une paix froide tout au mieux, c'est une réconciliation froide à laquelle il faut s'attendre. Je ne crois pas que les deux pays vont devenir les meilleurs amis du monde en quelques mois.

Rédaction
Journaliste