Dans un entretien accordé à 54 états, le  responsable juridique et légal de l'agence ivoirienne Sol-Prodd consulting, Me Alfred Zebi a…

Côte d'Ivoire

Entretien avec Alfred Zebi, responsable juridique et légal de l'agence ivoirienne Sol-Prodd consulting

Dans un entretien accordé à 54 États, le responsable juridique et légal de l'agence ivoirienne Sol-Prodd consulting, Me Alfred Zebi a fait savoir des offres et services que propose leur agence à laquelle la spécialisation est d'accompagner jusqu'à la réalisation de manière professionnelle des projets des opérateurs culturels. Notamment des musiciens, cinéastes et autres. 

Sol-prodd

54 ÉTATS : Monsieur Alfred Zebi, vous êtes un des cofondateurs de Sol-Prodd consulting, pouvez-vous nous expliquer ce qu'est votre structure ?

Sol-Prodd est une société née de la volonté de ses fondateurs de promouvoir et d’accompagner la culture ivoirienne en particulier et la culture africaine en général. On s'est rendu compte que nos artistes, nos réalisateurs, producteurs de cinéma et autres, ont du talent mais n’ont pas parfois l’accompagnement administratif  nécessaire. Nous sommes la pour cela. Nous allons démarrer d’abord dans l’audiovisuel. Nous sommes parti du constat que le producteur,  et/ou
réalisateur souvent fait les contrat lui-meme, gère la régie et il fait  plusieurs choses à la fois, alors que dans la plupart des pays développés, tout est bien séparé. Chacun à son poste. Donc, cette volonté-là d’accompagner, d’assister, quelque part je dirai de professionnaliser un peu ce métier est la raison pour laquelle nous avons fondé sol- prodd avec Jean-Luc Tahou. Jean Luc Tahou était directeur de production aux USA, des grandes maisons et pour des grands artistes tels que les Black eyes peas.

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54 ÉTATS : Quels sont les services que proposent Sol-Prodd consulting ?

Les services que proposent sol-prodd c’est d’une part la direction de production. Vous nous confiez votre budget, et on le gère avec vous. C’est-à-dire on vous tient comptabilité avec des logiciels modernes.  On s’assure que tout est bien fait dans les regles de l’art. On s’occupe aussi de l’aspect administratif de vos productions audiovisuelles. Mais aussi, on est là pour donner des idées, aider à gagner plus d'argent, aider à distribuer, à amener des sponsors, des partenaires, etc. C'est cet ensemble de services que nous faisons dans l’audiovisuel. Au-delà de ça, on initie des gros projets aussi puis on accompagne ces projets.

54 ÉTATS : Du point de vue juridique, est ce que Sol-Prodd consulting assure la protection et lutte contre la 
fraude et le piratage des œuvres de ses clients ?

La lutte contre les fraudes et le piratage est quelque chose de complexe. Et sol-prodd ne peut pas vraiment faire grande chose. Mais ce qu’on essaye de faire  c'est que les artistes soient protégés contractuellement, leur contrat est déclaré comme il se doit pour que leurs droits d’auteur soit versés. Et on pense mettre en place des choses qui vont encore assurer une meilleure rétribution des artistes en général. Donc c’est une chose qui nous préoccupe. Mais je pense que la meilleure façon pour lutter contre la fraude et le piratage est que les personnes tachent toujours d'acheter ce qui est reconnu et officiel. Parce que nos artistes sont des patrimoines qu’il faut préserver.

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54 ÉTATS : Vos tarifications sont-elles sociales et attractives permettant ainsi aux créateurs des œuvres de l’esprit, notamment des jeunes artistes de vous approcher ?

Tout service se paie. Mais on est toujours compréansifs. On sait ce que ce n’est pas toujours facile, donc on trouve toujours les moyens d’être abordables pour que tout le monde puisse profiter de nos services. On travaille dans un intérêt collectif.

54 ÉTATS : Quels sont les domaines que cible votre offre de formation MASTER CLASS ?

Les master class n’ont pas démaré. Malheurement on n’avait un partenariat avec une grosse structure étrangère réputée ( je ne dirai pas laquelle car c’est confidentiel) qui a du être décalée, par rapport au COVID 19 et toute cette pandemie. Mais on va reprendre localement, on va former les animateurs radio, le journalistes, etc. 

54 ÉTATS : Il y’a-t-il possibilité de suivre en distance votre offre de formation MASTER, surtout pour ceux qui se trouvent en-dehors du ressort ivoirien ?

La formation à distance c’est évident vu les circonstances et l’avenir. On est obligé maintenant de le faire. D’ailleurs on pensait déjà à le mettre en place par rapport à certaines formations avec nos partenaires à l’etranger. C’est vraiment beaucoup plus facile … mais pour certaines formations ça ne sera pas possible car il faut travailler sur du materiel. Parce que nous voulons montrer aux gens et les gens doivent s’exercer. Et si une personne n’a pas ce materiel, elle ne pourra pas s’exercer. Donc oui, il y a la volonté de faire de la formation, avec les limites techniques que je viens de décrire.

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54 ÉTATS : Est-ce que tous les citoyens du monde n’ayant pas la nationalité ivoirienne peuvent t-ils vous approchez ? 

On espere demain que le sol-prodd sera sur le marché étranger. On a quelque contacts sérieux dans les pays comme la Zambie et autres. Donc on est très ambitieux et il faut etre ambitieux pour l’Afrique. On a beaucoup à donner, a apporter au monde et surtout que l’africain preserve son patrimoine. C’est très important. On ne peut pas toujours laisser aux autres le soin de venir nous montrer ce qu’on doit faire. Il faut que nous soyons conscient de la qualité et du genie artistique que nos créateurs. Et il faut les acompagner. Il faut consommer local, il faut acheter, il faut promouvoir local. Il faut nous renforcer nous-memes.

Mais coté artistique, j’ai contribué à pas mal des choses, accompagné des gens. Je suis avocat a la base. Mais, j'ai toujours cru que l’art et le sport sont fondamentaux pour développer les pays africains. On ne peut se devolopper sans artistes et sans sport, bien qu’on dit que les éléments primordiaux sont se nourir, la santé, etc. Mais le reste c’est important, pare que le sport crée la richesse les infrastructures et l’art fait connaitre des pays et developpe le tourisme et beaucoup des choses et valorisent les patrimoines.

Beni Kinkela
Journaliste et correspondant en RDC