La rencontre a eu lieu mardi dans la banlieue de la capitale Kinshasa au lendemain d’un arrêt de la Cour constitutionnelle…

Congo - Kinshasa

En RDC, le président Tshisekedi a reçu les deux chefs du Parlement

La rencontre a eu lieu mardi dans la banlieue de la capitale Kinshasa au lendemain d’un arrêt de la Cour constitutionnelle mettant fin à la polémique entre le camp de Félix Tshisekedi et le Parlement dominé par le camp de son prédécesseur Joseph Kabila. Le week-end dernier, le président du Sénat avait jugé que l'instauration de l'état d'urgence par le président sans passer par le Parlement n'était pas conforme à la Constitution.

Les échanges d’environ deux heures étaient « approfondis » et se sont déroulés à bâton rompu, explique la présidente de l’Assemblée nationale Jeanine Mabunda. Il a notamment été évoqué l'arrêt de la haute cour qui contredit son collègue du Sénat.

L'heure n'est pas à la polémique, la priorité est désormais sanitaire, selon la présidente de l’Assemblée nationale : « L’enjeu important, c’est l’état d’urgence sanitaire et comment nous protégeons nos populations par rapport à ce virus. Cela ne doit pas donner lieu à des polémiques ou à des querelles intestines. »

Pas de déclaration pour le président du Sénat

Contredit par la Cour constitutionnelle, président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba, n’a fait aucune déclaration à la presse. Du côté de la présidence, on exige des excuses publiques de sa part.

Tharcisse Kasongo Mwema, le porte-parole du président, estime que le ton employé par le patron du Sénat lors de sa sortie médiatique, le week-end, était « excessif et outrageux » : « Cette attitude, alors qu’il savait pertinemment bien qu’il devait rencontrer le président, il aurait pu avoir de la réserve par rapport à ça, surtout qu’il est désavoué par la Cour constitutionnelle. La moindre des choses c’est quand même de s’excuser. Il aurait pu déclencher une crise institutionnelle. »

Les deux chambres annoncent pour bientôt la reprise de leurs activités routinières. Sauf qu’en proclamant l’état d’urgence qui expire ce 24 avril, Félix Tshisekedi avait interdit tout rassemblement de plus de 20 personnes. À elles seules, les deux chambres comptent plus de 600 élus.

Beni Kinkela
Journaliste et correspondant en RDC