Les grandes manœuvres en vue du second tour de la présidentielle en Guinée Bissau, prévu le 29 décembre... Umaro Sissoco Embalo, arrivé…

Guinée-Bissau

Élections en Guinée-Bissau : Sissoco Embalo engrange le soutien de Nuno Nabiam

Les grandes manœuvres en vue du second tour de la présidentielle en Guinée Bissau, prévu le 29 décembre... Umaro Sissoco Embalo, arrivé 2ème au premier tour, a reçu le soutien du candidat en 3ème position, Nuno Nabiam. Les deux hommes ont officialisé leur accord à Dakar hier (mardi) après midi. Umaro Sissoco Embalo, qui a obtenu 27% des voix, sera opposé à Domingos Simoes Pereira du parti historique PAIGC, largement en tête du premier tour avec 40%. Tous deux espéraient le soutien de Nuno Nabiam, qui avait recueilli 13% des suffrages. Ce rapprochement rendu public au Sénégal interroge.

Sourires et poignées de main. Dans un appartement de Dakar, Umaro Sissoco Embalo et Nuno Nabiam signent tour à tour la déclaration formalisant leur alliance. Le candidat arrivé en troisième position des élections préfère s’exprimer en anglais.

« J’annonce publiquement mon soutien inconditionnel à Umaro Sissoco Embalo. » Nuno Nabiam avait reçu aussi une demande de soutien du PAIGC, majoritaire au Parlement. Mais il a fait son choix : « Nous voulons un candidat qui puisse rassembler. On ne peut pas avoir un parti qui gouverne tout. Nous avons besoin d’un partage du pouvoir, pour que nous puissions tous participer à la construction du pays. »

Les électeurs du parti APU de Nuno Nabiam suivront-ils leur leader ? Pour Umaro Sissoco Embalo en tout cas, c’est un soutien de poids.

« Les élections, c'est statistique. Avec le soutien des numéros 3, 4 et 5, on a gagné les élections. »

Pourquoi cette annonce à Dakar, et non pas à Bissau ? « C’était le point de rendez-vous le plus pratique pour tout le monde », explique Umaro Sissoco Embalo, tout juste de retour d’Espagne. Et à ceux qui s’interrogent sur la position du Sénégal dans l’élection, il répond : « le président Macky est neutre. »

Il y a quelques mois, le PAIGC avait ouvertement accusé le président sénégalais, Macky Sall, d’interférer dans les affaires bissau-guinéennes.

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction