Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa promet de ne pas bouder les résultats issus des urnes lors de la présidentielle de juillet prochain.

Élection présidentielle au Zimbabwe : Mnangagwa promet de reconnaître la victoire de l'opposition

Zimbabwe

Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa promet de ne pas bouder les résultats issus des urnes lors de la présidentielle de juillet prochain.

Le nouvel homme fort du Zimbabwe s’inclinera-t-il devant le verdict des urnes au cas où l’opposition l’emporte lors de la présidentielle de juillet prochain ? C’est en tout cas l’assurance donnée hier par le ministre zimbabwéen des Affaires étrangères et des Relations internationales hier, en marge de la conférence de Chatham House Africa à Londres.

"Si un candidat de l’opposition est victorieux lors des élections, le président Mnangagwa est prêt à accepter sa victoire. La contestation politique ne doit pas l’emporter sur les intérêts nationaux, les gens peuvent aller et venir, mais l’Etat est plus important", a indiqué Sibusiso Moyo.

HE Sibusiso Moyo – Elections on July 18 2018 will reaffirm our commitment to openness & transparency. The #Zimbabwegovernment will apply rules & standards for holding free and fair elections in a peaceful, violence free environment. We welcome international observers #CHAfricapic.twitter.com/eAcOLh1vIb

— Chatham House Africa (@AfricaProg) April 23, 2018

Outre les élections que le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre de nombreuses réformes dont l’accès équitable à la terre, l’amélioration des relations avec la communauté internationale, les réformes économiques, les réformes politiques et sociales, la liberté des médias et la sortie de la situation d’isolement dans laquelle le pays était plongé durant le règne de Robert Mugabe.

L‘élection à venir sera la première sans Robert Mugabe qui a été contraint à la démission en novembre dernier par l’armée après un long règne sans partage de plus de 38 ans. Son ancien vice-président limogé quelques jours avant sa démission lui a succédé à la tête du Zimbabwe. Ce dernier devrait rivaliser d’ardeur avec Nelson Chamisa, 40 ans, qui dirige le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) et une dizaine d’autres candidats.

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction