Un vent de révolte devait souffler sur l’Egypte. C’est celui de la répression qui a tout balayé ce lundi 25 avril. Ils n’étaient qu’une…

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Egypte : arrestations d'opposants au pouvoir

Un vent de révolte devait souffler sur l’Egypte. C’est celui de la répression qui a tout balayé ce lundi 25 avril. Ils n’étaient qu’une poignée au Caire à braver les autorités. La réaction fut à la hauteur de l’avertissement lancé par le ministère de l’Intérieur.

Ils n’étaient guère plus que quelques dizaines, une centaine tout au plus, selon les observateurs et les journalistes sur place à avoir répondu à l’appel de différentes organisations laïques et de mouvements de gauche. Il faut dire que le pouvoir avait été clair : la manifestation était interdite. On ne plaisante pas avec Abdel Fattah al-Sissi.

En ce jour férié, dédié à la restitution du Sinaï par Israël en 1982, ceux qui ont décidé de descendre dans la rue avaient bien des raisons de s’insurger. La rétrocession à l’Arabie Saoudite de deux îlots n’est finalement qu’un détail dans un quotidien où le répressif a grignoté tous les espaces de liberté.

De fait, alors que le mouvement du 6-Avril, figure de proue du soulèvement de la révolution de 2011, avait annoncé son intention mener la contestation, les forces de sécurités les ont devancé pour bloquer l’accès aux quartiers initialement concernés par les manifestations. Vers 16h, pourtant, place Messaha dans le quartier de Dokki, quelques irréductibles parvenaient à se rassembler pour scander des slogans anti-Sissi. La marche n’allait pas aller bien loin. Grenades lacrymogènes et arrestations s’enchaînaient. Dans le même temps, les partisans du président étaient conduits en autobus vers le centre-ville pour manifester leur soutien au pouvoir.

Au lendemain de cette tentative de réunion, certains activistes et représentants des médias seraient encore entre les mains des forces de police.

Rédaction
Journaliste