Décès d’un protestataire et arrestation d’individus impliqués dans des vols et des actes de violence

Manifestations violentes contre la vie chère en Tunisie

Les rumeurs les plus folles circulent sur les vrais responsables des actes de violence. On évoque des groupes de gauche ou encore des trafiquants touchés par la campagne de lutte contre la corruption menée par le gouvernement Chahed. On parle également  des membres du collectif "Fech Nestannew" (Qu'est-ce qu'on attend, en arabe) qui ont appelé à des manifestations contre la vie chère.

Pneus en flammes, jets de pierres, gaz lacrymogène, attaques et saccages de bâtiments,…Voilà à quoi ressemblent certaines villes tunisiennes depuis le lundi 8 janvier 2018.

Officiellement les manifestations qui opposent des habitants aux forces de l’ordre sont été organisées en réaction à l’accélération de la hausse des prix et notamment avec une loi des finances 2018 qui a relevé certains taxes et impôts.

Certaines confrontations ont été violents comme  dans la ville de Tebourba, située à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Tunis, qui ont été marquées par la mort d’un protestataire d’une quarantaine d’années, Khomsi El-Yerfeni. Il a été asphyxié par le gaz lacrymogène utilisé pour disperser les manifestants.  

Une version contestée par des informations publiées par les réseaux sociaux qui affirment qu’il a été "percuté par une voiture de police". Une information démentie par les forces de l’ordre.

"2018 sera la dernière année difficile"

Réagissant à ces manifestations, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a souligné que "ceux qui manifestent ne le font pas la nuit" et qu’ "il faut que tout le monde s’écarte des actes de violence et qu’on discute ensemble car le dialogue est l’unique solution". Ajoutant que "la violence n’est pas tolérée" et que "nous n’avons pas d’autre choix que d’appliquer la loi et tout ceux qui manifestent pacifiquement, on les protège et on les entend".
 

Il a, par ailleurs, indiqué qu’"il n’y a pas lieu d’exagérer la hausse des prix" soulignant qu’il avait déjà "annoncé que 2018 sera la dernière année difficile et le dernier budget difficile à boucler."

Les rumeurs les plus folles circulent sur les vrais responsables des actes de violence. On évoque des groupes de gauche ou encore des trafiquants touchés par la campagne de lutte contre la corruption menée par le gouvernement Chahed. On parle également  des membres du collectif "Fech Nestannew" (Qu'est-ce qu'on attend, en arabe) qui ont appelé à des manifestations contre la vie chère.

Les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation de quelque dix-huit individus impliqués dans des actes de violences et des vols.    

Mohamed Gontara
Journaliste - Correspondant en Tunisie et dans le reste du Maghreb