Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly est décédé, mercredi 8 juillet, des suites d’un malaise. Il venait d’être désigné pour…

Côte d'Ivoire

Décès d’Amadou Gon Coulibaly : décès d’un pilier de la politique ivoirienne

Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly est décédé, mercredi 8 juillet, des suites d’un malaise. Il venait d’être désigné pour être le candidat du parti au pouvoir lors de l’élection présidentielle prévue à la fin de cette année. Proche du président Ouattara, il était un pilier de la politique ivoirienne.

Amadoou Gon Coulibaly était l’un des piliers de la scène politique ivoirienne, présent depuis trente ans dans l’ombre d’Alassane Ouattara. Il est issu d’une famille de la grande noblesse du Nord. C’est l’arrière-petits-fils de Péléfero Gbon Coulibaly, chef suprême de Sénoufo, un proche de Félix Houphouët-Boigny.

Passage à la case prison

Amadou Gon Coulibaly a, en effet, adhéré en 1994 au tout jeune RDR, le parti d’Alassane Ouattara. En 1995, il décroche un siège de député à Korhogo, cette grande ville du Nord dont il est originaire. Son engagement lui vaut de passer, d’ailleurs avec d’autres cadres du RDR, quelques semaines ou quelques mois en prison, en 1999, sous la présidence d'Henri Konan Bédié.

Il sera ensuite, entre 2002 et 2011, ministre de l’Agriculture sous Laurent Gbagbo. Puis, l’homme de confiance devient le puissant secrétaire général de la présidence d’Alassane Ouattara en 2011, avec rang de ministre d’État, et ce, jusqu’en 2017, année où il est donc nommé Premier ministre, poste qu’il occupait jusqu’à son décès ce mercredi.

Sa famille, elle, était aussi politique. Le président Alassane Ouattara, dans l’hommage qui lui a été rendu hier soir, a parlé de son Premier ministre comme d’un petit frère, comme d’un fils, comme d’un proche collaborateur aussi. Un lien filial qui a joué dans la désignation d’Amadou Gon Coulibaly comme candidat pour le parti au pouvoir lors de la prochaine présidentielle.

Rédaction
Journaliste