Moroni - Le président comorien Azali Assoumani envisage d'organiser une élection présidentielle anticipée en 2019, au lieu de 2021, en cas de victoire du "oui" au référendum sur la réforme constitutionnelle qui doit se tenir en juillet, a-t-on appris lundi auprès d'un de ses conseillers.

Comores : le président Azali Assoumani envisage une présidentielle anticipée en 2019

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Moroni - Le président comorien Azali Assoumani envisage d'organiser une élection présidentielle anticipée en 2019, au lieu de 2021, en cas de victoire du "oui" au référendum sur la réforme constitutionnelle qui doit se tenir en juillet, a-t-on appris lundi auprès d'un de ses conseillers.

"Le chef de l'Etat a indiqué que si le référendum sur les modifications constitutionnelles était approuvé, il y aurait une série d'élections et qu'il serait lui-même candidat", a confié à l'AFP sous couvert d'anonymat ce membre de son entourage.

Azali Assoumani a lui-même dévoilé publiquement ses intentions dimanche, lors d'une visite sur l'île comorienne d'Anjouan.

Lors d'une allocution radiotélévisée samedi, le président avait annoncé la tenue en juillet d'un référendum destiné à modifier l'organisation des pouvoirs publics prévue par l'actuelle Constitution du pays.

"Je propose un processus de modification (de la Constitution) pour assurer la stabilité et le développement du pays", avait-il affirmé.

Le président n'a pas donné de détails sur le contenu de cette réforme mais a expliqué qu'il voulait "mettre en oeuvre les recommandations des Assises nationales" qui se sont tenues à Moroni en février pour tirer le bilan de l'indépendance de l'archipel de l'océan Indien, proclamée en 1975.

Cette réunion s'était notamment prononcée pour une réforme des institutions du pays, dont celle de la présidence tournante entre les trois îles qui forment l'Union des Comores (Anjouan, Grande-Comore et Mohéli).

Le président Azali Assoumani a été élu en 2016 selon ce système pour un mandat de cinq ans non renouvelable.

Mi-avril, il avait suspendu la Cour constitutionnelle, plus haute juridiction du pays, en raison du "nombre incomplet des juges", et transféré "provisoirement" ses compétences à la Cour suprême.

Cette décision avait été dénoncée comme un "abus de pouvoir" par ses adversaires politiques.


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Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction