Les parlementaires camerounais seront en session extraordinaire ce vendredi 13 décembre. Il sera question pour eux d'examiner les innovations de la nouvelle loi sur les colléctivités décentralisées.

Suppression du poste de délégué du gouvernement

Cameroun : la loi sur les collectivités décentralisées

Les parlementaires camerounais seront en session extraordinaire ce vendredi 13 décembre. Il sera question pour eux d'examiner les innovations de la nouvelle loi sur les colléctivités décentralisées. 

La nouvelle loi sur les colléctivités décentralisées va procéder à la suppression du poste délégué du gouvernement. Cela va donner une plus grande liberté d’action pour les maires et les élus locaux.

Ce qui signifie que le mandat  des maires est dorénavant électif. Ils seront élus démocratiquement dans 100% des villes du pays. Une grande première innovation dans le pays de Paul Biya. 

Ces maires bénéficieront également d’un transfert de compétences en ce sens qu’ils s’occuperont par exemple des ressources humaines dans les écoles, les dispensaires, etc.

Autre innovation de la nouvelle loi sur les colléctivités décentralisées c'est celle de la Création d’un poste de « médiateur régional ». Le détenteur de ce poste n’aura pas de pouvoir direct. Certes contrairement aux juges , il  permettra aux citoyens de résoudre certains conflits de manière rapide et pacifique.

Concernant les maires: dans une ville comme Yaoundé, il y aura désormais 1 maire central de Yaoundé, et 1 maire pour chacun des 7 arrondissements que compte la ville. Ce sont les 7 maires d’arrondissements, avec une partie de leurs conseillers municipaux, qui éliront le maire de Yaoundé désormais !

Ladite loi permettra aussi une meilleure redistribution des richesses soit 15% des recettes de l’État seront consacrés à la décentralisation.

Pour ce qui est du statut spécial des régions anglophones, cette loi permet de tenir compte des spécificités du NOSO spécificité linguistique, héritage historique et spécificités du système éducationnel et judiciaire. Cette loi permettra, par exemple, une meilleure intégration de la « common law » dans les juridictions locales et à la cour suprême.

Beni Kinkela
Journaliste et correspondant en RDC