Le commandant de l’unité antidrogue et la directrice de la police judiciaire viennent d’être relevés de leur fonction. Les agents de police en service le jour du drame ont également été écartés de l’unité antidrogue. Le gouvernement promet l’application de toutes les décisions et mesures qui seront issues de l’enquête administrative.

Détenus morts à Ouagadougou

Burkina Faso : des policiers relevés de leurs fonctions

Le commandant de l’unité antidrogue et la directrice de la police judiciaire viennent d’être relevés de leur fonction. Les agents de police en service le jour du drame ont également été écartés de l’unité antidrogue. Le gouvernement promet l’application de toutes les décisions et mesures qui seront issues de l’enquête administrative.

Les commissaires Richard Belem, commandant l’Unité antidrogue, et Néné Ami Ouedraogo, directrice de la police judiciaire, sont relevés de leurs fonctions. Des demandes d’explication ont été adressées également aux agents de police en service le jour de la mort des 11 personnes gardées à vue. Ces agents ne font d’ailleurs plus partie de l’unité antidrogue.

Selon le gouvernement, ces mesures sont prises afin de permettre le bon déroulement des enquêtes. L’enquête administrative en cours a pour but de déterminer les potentiels dysfonctionnements afin d’éviter de tels drames à l’avenir, selon le porte-parole du gouvernement.

Les conditions de détentions remises en cause

Alors que tout le monde attend des précisions sur les circonstances du drame, l’Union nationale de la police, l’un des syndicats des fonctionnaires de police, écrit dans un communiqué que « les conditions de détention et de commodité du violon, notamment l’hygiène, l’exiguïté, et l’aération » ont été jugées très délétères par les survivants. Le syndicat de police souligne par ailleurs que des « déviances comportementales » des occupants du violon auraient également été observées au cours de la nuit.

De son côté, le syndicat des avocats du Faso demande que l’enquête soit menée de manière efficace et que toutes les mesures médico-légales soient prises pour conserver les preuves et les indices de toutes éventuelles infractions.

Véronique Chabourine
Journaliste politique