Au Bénin, le président Patrice Talon a fini par recevoir, le 20 juin au soir, une délégation de notables de Tchaourou, la ville natale de l'ancien chef de l'État Boni Yayi et théâtre de violences la semaine dernière. Cette rencontre était prévue mercredi et avait dû être reportée sans plus d'explication. Patrice Talon leur a assuré ne vouloir aucun mal à son prédécesseur, Boni Yayi, cependant toujours assigné à résidence.

Bénin

Bénin : le discours apaisant de Patrice Talon face à la délégation de Tchaourou

Au Bénin, le président Patrice Talon a fini par recevoir, le 20 juin au soir, une délégation de notables de Tchaourou, la ville natale de l'ancien chef de l'État Boni Yayi et théâtre de violences la semaine dernière. Cette rencontre était prévue mercredi et avait dû être reportée sans plus d'explication. Patrice Talon leur a assuré ne vouloir aucun mal à son prédécesseur, Boni Yayi, cependant toujours assigné à résidence.

L'ambiance était chaleureuse, selon la présidence. L'atmosphère était ouverte selon la délégation. La rencontre a duré une heure tout au plus au cours de laquelle Patrice Talon aurait fait part de son émotion, il se serait même dit « touché » par la démarche des notables qui avaient sollicité cette rencontre. C'est ce que détaille la présidence.

Requêtes

Les notables de Tchaourou avaient des revendications précises : d'abord trouver une solution de sortie de crise pour l'ancien président Boni Yayi et obtenir la clémence du chef de l'État pour lui comme pour tous ceux qui sont accusés des violences. Selon les deux parties, Patrice Talon s'est montré ouvert sur cette question. Selon la présidence, il a même promis qu'il allait oeuvrer pour que cet épisode soit vite oublié et que la clémence soit effective tout en préservant l'État.

Pour ce faire, le chef de l'État béninois a demandé à la délégation de mettre en place un comité de cinq personnes pour assurer le suivi des futures mesures de décrispation. Interrogé sur ses rapports avec l'ancien président, Patrice Talon a assuré que Boni Yayi était un ami. « Je ne lui veux aucun mal », a encore indiqué l'actuel chef de l'État.

Espérances

A l'issue de cette rencontre, du côté de la délégation, on ne criait pas victoire, mais on disait attendre et espérer que ces mesures d'apaisement soient annoncées dans les tous prochains jours.  

Rédaction
Journaliste