Alexis Thambwe Mwamba a été entendu pour la première fois par la police judiciaire de Bruxelles, en Belgique, ce 4 août. Le ministre congolais de la Justice est accusé en Belgique de crime contre l'humanité suite à la plainte de familles des victimes du crash d’un avion dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), abattu le 10 octobre 1998 par le mouvement rebelle du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), dont Alexis Thambwa Mwanda était l’un des responsables. Il avait lui-même revendiqué l’attaque, notamment sur RFI. Son avocat assure qu'il était impatient de répondre à la justice belge.

Avion abattu en RDC : le ministre de la Justice entendu par la justice belge

Congo - Kinshasa

Alexis Thambwe Mwamba a été entendu pour la première fois par la police judiciaire de Bruxelles, en Belgique, ce 4 août. Le ministre congolais de la Justice est accusé en Belgique de crime contre l'humanité suite à la plainte de familles des victimes du crash d’un avion dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), abattu le 10 octobre 1998 par le mouvement rebelle du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), dont Alexis Thambwa Mwanda était l’un des responsables. Il avait lui-même revendiqué l’attaque, notamment dans les médias. Son avocat assure qu'il était impatient de répondre à la justice belge.

Le ministre de la Justice congolais Alexis Thambwe Mwamba a été entendu environ pendant 3 heures par la justice belge le 4 août au matin, selon son avocat. Il s'est justifié sur les accusations de blanchiment d'argent mais également dans une affaire de biens mal acquis : il aurait acheté en liquide une maison dans un des quartiers les plus chics de Bruxelles, ce qu'il a démenti.

Enfin, le ministre congolais de la Justice renvoie la responsabilité de l'attentat contre un avion en 1998 au Congo sur les chefs militaires de la rébellion du RCD, le Rassemblement congolais pour la démocratie, dont il était un des dirigeants à l'époque.

"Ce qu’il a dit et qu’il a toujours dit, c’est qu’il n’a participé à aucune décision de tirer sur un avion quelconque, certainement pas contre un avion civil, explique son avocat, maître Laurent Kennes. Ce n’est pas qu’il n’a pas de responsabilité, c’est qu’il n’a pas posé cet acte-là. Si jamais cette décision était malsaine dans le chef des autorités militaires, il a toujours été cohérent avec lui-même en disant "si c’est le cas, c’est très grave". Il faut alors que ces gens répondent".

Compétence judiciaire

L'avocat des parties civiles lui aussi s'est réjoui de cette audition, plus d'une année après avoir porté plainte au nom des parties civiles. Me Alexis Deswaef dit espérer que justice sera faite. "C’est en tout cas à l’époque lui qui l’a revendiqué [le crash de l'avion] et quand on entend, à l’époque, sa communication aux médias internationaux où il revendique cet attentat avec un ton comprenant une forme de fierté, et les explications qu’il donne aujourd’hui, la différence est saisissante", déclare-t-il.

La défense espère que la justice belge se déclare  L'avocat des parties civiles, lui, assure que la justice belge a le droit de poursuivre un homme qui a "sa résidence principale" en Belgique.

Rédaction
Journaliste