Ces dernières années, les trois principaux moteurs des violences non étatiques en Afrique ont été le terrorisme ; les conflits entre communautés, souvent attisés par des querelles autour de ressources rares ou des différends ethniques ; et la contestation des processus électoraux, avec notamment des cas où certains partis politiques ont tenté d’instrumentaliser ou à aggraver les troubles civils.

Afrique : terrorisme et risques transfrontaliers

Les 3 moteurs de violences en Afrique

Ces dernières années, les trois principaux moteurs des violences non étatiques en Afrique ont été le terrorisme ; les conflits entre communautés, souvent attisés par des querelles autour de ressources rares ou des différends ethniques ; et la contestation des processus électoraux, avec notamment des cas où certains partis politiques ont tenté d’instrumentaliser ou à aggraver les troubles civils.

En 2016, l’intensité des violences commises par des acteurs non étatiques a légèrement diminué, 

Indicateurs des PEA sur la base d’informations recueillies par des agences de presse en Afrique, par l’AFP et par Reuters. 12 http://dx.doi.org/10.1787/888933486922

 

C'est là une évolution encourageante qui est essentiellement due à la baisse sensible des incidents violents au Nigéria, en Égypte, au Cameroun et en République centrafricaine.

La coordination et la coopération transfrontalières dans la lutte contre les rebelles de Boko Haram a porté ses fruits en 2016. Après l’enlèvement de plus de 200 écolières à Chibok en 2014, une force opérationnelle conjointe, la Multi-National Joint Task Force (MNJTF), a été mise sur pied réunissant le Bénin, le Cameroun, le Niger, le Nigéria et le Tchad. Arrivé au pouvoir le 29 mai 2015, le nouveau président du Nigéria a relancé cette coopération régionale en agissant de manière active auprès de ses homologues.

L’insécurité attisée par les conflits intercommunautaires continue de menacer la stabilité politique.

Pour réduire la fragilité des pays africains, il faut impérativement continuer de faire reculer les violences motivées par des considérations politiques. D'après l'OCDE, en 2016, 37 des 56 contextes considérés comme fragiles se situaient en Afrique. Sur la période 2015-16, les causes profondes des conflits semblent plus souvent liées à des litiges fonciers et à l’accès aux ressources minières. 

La dernière enquête Afrobaromètre a révélé que, d’une manière générale, les Africains toléraient et acceptaient les personnes appartenant à une ethnie ou un groupe religieux différents et, en particulier, les immigrants.

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction