Pretoria - La question du départ anticipé du président sud-africain Jacob Zuma, qui divise profondément son parti depuis des semaines, a plongé mardi le pays dans une crise politique, avec le report du discours annuel du chef de l’Etat devant le Parlement.

Afrique du sud : le discours à la nation du président Zuma, reporté

Afrique du Sud

Pretoria - La question du départ anticipé du président sud-africain Jacob Zuma, qui divise profondément son parti depuis des semaines, a plongé mardi le pays dans une crise politique, avec le report du discours annuel du chef de l’Etat devant le Parlement.

Pretoria - La question du départ anticipé du président sud-africain Jacob Zuma, qui divise profondément son parti depuis des semaines, a plongé mardi le pays dans une crise politique, avec le report du discours annuel du chef de l’Etat devant le Parlement.

Un discours très attendu qui reporté par la présidente du Parlement Baleka Mbete, à une date ultérieure. Une décision d’ailleurs saluée par tous les partis politiques du pays.

Le discours sur l‘état de la nation "ne peut pas être réduit à un exercice de relations publiques pour un homme sur le point d‘être destitué et d‘être sans doute envoyé en prison", a réagi le chef de l’opposition, Mmusi Maimane.

Nous avons pensé qu'il était nécessaire d'assurer un climat politique plus propice au discours du président

Jacob Zuma se prononcera cependant mercredi sur un problème qualifié de "grave" par un haut responsable de l’ANC.

Alors que les dirigeants du congrès national africain se penchent sur l’avenir du pays, Jacob Zuma, dont la présidence a été marquée par des scandales de corruption et le déclin économique, subit l’une des plus grosses pressions de sa présidence.

Une réunion extraordinaire du comité exécutif national est également convoquée ce mercredi pour discuter de l’avenir du président. – Depuis des semaines, le Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis la fin du régime d’apartheid en 1994, se déchire sur le sort à lui réserver -.

Face à une motion de censure au parlement prévue le 22 février, Zuma est en ballotage défavorable ; une partie importante de l’ANC veut qu’il démissionne bien avant la fin de son second mandat au milieu de l’année prochaine.

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction