Le Covid-19 arrive prograssivement en Afrique. Le continent recense désormais plus de 10 000 cas et près de 500 décès, Reporters sans…

Éthiopie

8 présidents africains dans le viseur de 81 organisations de défense des droits de l’homme

Le Covid-19 arrive prograssivement en Afrique. Le continent recense désormais plus de 10 000 cas et près de 500 décès, Reporters sans frontières (RSF) et 80 organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse ont écrit aux dix chefs d’Etat et de gouvernement des pays africains qui comptent dans leurs geôles des journalistes arbitrairement emprisonnés. Zoom.

Plusieurs organisations demandent la libération sans délai et sans condition des journalistes emprisonnés sans raison valables. Les prisons en Afrique sont souvent extrêmement surpeuplées. Un cas de COVID-19 dans un établissement pénitentiaire pourrait avoir des conséquences catastrophiques. 

Huit chefs d'Etat africains, à savoir, le Président de l’Algérie Abdelmadjid Tebboune, le Président du Bénin Patrice Talon, le Président du Burundi, le Pierre Nkurunziza, le Président du Cameroun Paul Biya, le Président du Tchad Idriss Deby Président de l’Égypte Abdel Fattah el-Sisi, le Président d’Érythrée Isaias Afwerki, le  Président du Rwanda Paul Kagame ainsi que le Premier ministre de l’Éthiopie Abiy Ahmed Ali et le Premier ministre du Maroc Saad-Eddine El Othmani.

Ces hommes politiques pré-cités ont été saisies par 81 organisations de défense des droits de l'homme  afin de solliciter la libération  libération des journalistes incarcérés arbitrairement dans leurs pays respectifs.

" Nous, les 81 organisations de médias, de défense de la
liberté de la presse et de défense des droits de l’homme soussignées, vous écrivons pour demander à vos gouvernements respectifs de libérer tous les journalistes emprisonnés dans vos pays, alors que la pandémie du COVID-19 se propage dans le monde.", indique la lettre. 

Cette démarche entreprise par ces organisations tire sa force des résolutions prises la semaine dernière par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Ce dernier a publié une lettre ouverte aux dirigeants mondiaux les exhortant à libérer immédiatement tous les journalistes emprisonnés dans le monde. Ainsi bon  nombre de ces journalistes sont emprisonnés sur le continent africain. Cependant, ces 81 organisations de défense des droits de l'homme ne pouvaient guère que saisir ces 8 chefs d'Etat et 2 chefs du gouvernement où le nombre des journalistes emprisonnés est élevé.

 

Beni Kinkela
Journaliste et correspondant en RDC