Des hélicoptères ont été déployés afin d'évacuer les casques bleus de la MONUSCO détachés à Beni, dans la province du Nord-Kivu.

Congo - Kinshasa

Beni : mise à feu de la base militaire de la MONUSCO et évacuation en urgence des casques bleus par hélicoptère

En ce moment même, des hélicoptères sont déployés afin d'évacuer les casques bleus de la MONUSCO détachés à Beni, dans la province du Nord-Kivu.

Une vive tension est observée depuis ce matin dans la ville de Beni suite aux manifestations organisées par la population. Cette population ne jure que par le départ des éléments de la MONUSCO dans la ville de Beni qui depuis près de 20 ans n'arrivent pas à éradiquer l'insécurité dans la partie Est de la République Démocratique du Congo. 

Pour manifester leur «ras-le-bol», bon nombre de ses manifestants ont incendié la Mairie et la base de la MONUSCO à Boikene.

Eu égard à ce qui précède, deux bombardiers de la MONUSCO survolent pour sécuriser et anticiper une  évacuation du personnel militaire encore coincé dans la base de MADIBA à Boikene. Des hélicoptères civils de l'ONU font également la navette dans la base en ce moment. Pendant ce temps la mobilisation de la population reste forte, la MONUSCO doit partir, insistent les manifestants.

Des éléments de la MONUSCO évacués

De leur côté, les manifestants sont déterminés à chasser la MONUSCO. C'est notamment le cas - des activistes du mouvement citoyen Veranda Mutsanga, qui dans un communiqué appellent à une journée  ville morte ce mardi 26 novembre 2019.

«Mobilisation Générale et généralisée contre les massacres de de Beni et pour le départ de la MONUSCO. La Véranda Mutsanga appelle à une mobilisation Générale et généralisée pour  dire NON aux massacres de Beni en demandant le départ immédiat et sans condition de la MONUSCO. Nous avons longtemps souffert et nous devons nous prendre en charge.

Pour ce mardi, 26/11/2019 pas d'activités sur toute l'étendue de la ville de Butembo, de Beni et Oicha et dans toutes les localités de Beni Lubero. Ville morte et sèche, tous nous devons fermer nos boutiques et magasins, pas d'écoles, pas de circulation des motos et des véhicules. Nous devons incendier les pneus partout dans nos quartiers, implanter des croix comme signe de désaccord de cette souffrance. Nous imposer. Les habitants de Beni Lubero ne sont pas d'accord avec les massacreurs et leurs complices », exprime le communiqué.

Beni Kinkela
Journaliste et correspondant en RDC