Les choses s'accélèrent au Soudan. L'accord sur la transition conclu samedi 3 août entre les militaires et les civils a été paraphé, ce dimanche 4 août, par les deux parties et sera signé le 17 août prochain. La formation du Conseil souverain, nouvelle instance qui va gérer la transition, sera annoncée le 18 août et la composition d’un gouvernement sera mise en place d’ici la fin de ce mois d’août.

Sudan

Soudan : la formation d'un Conseil souverain prévue pour le 18 août

Les choses s'accélèrent au Soudan. L'accord sur la transition conclu samedi 3 août entre les militaires et les civils a été paraphé, ce dimanche 4 août, par les deux parties et sera signé le 17 août prochain. La formation du Conseil souverain, nouvelle instance qui va gérer la transition, sera annoncée le 18 août et la composition d’un gouvernement sera mise en place d’ici la fin de ce mois d’août.

Le paraphe est intervenu en fin de matinée de ce dimanche, avec un peu de retard. La médiation espérait en effet qu'il puisse être signé dès samedi soir mais il a fallu intégrer les dispositions d'un autre accord qui avait été signé il y a 15 jours entre les militaires et les rebelles du Front révolutionnaire du Soudan.

D'autres documents sont en cours de finalisation et devraient être ajoutés pour constituer ce que l’on appelle l'accord général ui sera officiellement signé dans quinze jours, à savoir le 17 août prochain. Ce sont les célébrations de l'Aïd, la semaine prochaine, qui retardent cette signature.

Pour ce qui est du chronogramme de mise en place des institutions, il est acté. Les membres du Conseil souverain seront désignés le 18 août. Le Conseil souverain, c'est l'un des organes exécutifs qui comprend six civils et cinq militaires et qui sera dirigé par un militaire pour la première année et demie de transition.

Le Premier ministre, civil, sera lui désigné le 20 août et les membres du gouvernement le 28 août prochain.

Pour ce qui est du Parlement, il sera mis en place 90 jours après la signature de l'accord. D'ici là, le pouvoir législatif sera entre les mains du Conseil souverain et du gouvernement.

Onze commissions devraient être par ailleurs mises en place, notamment des commissions relatives aux droits de l'homme et aux questions électorales, chers aux contestataires.

Rédaction
Journaliste