Au tribunal de Dakar, c'est le troisième jour du procès en appel de Khalifa Sall, ce mercredi 11 juillet. En première instance, le maire de la capitale a été condamné à 5 ans de prison pour escroquerie. Depuis lundi, la défense demande un renvoi pour récupérer dans son intégralité l’arrêt de la Cour de justice de la Cédéao. Cette cour a estimé fin juin que le procès en première instance de Khalifa Sall n’avait pas été équitable. Désormais, les avocats de l’Etat se suivent à la barre avec un objectif : démontrer que l’arrêt de la Cour de justice la Cédéao n’a aucune valeur juridique.

Procès en appel de Khalifa Sall : les avocats de l'Etat tapent sur la Cédéao

Senegal

Au tribunal de Dakar, c'est le troisième jour du procès en appel de Khalifa Sall, ce mercredi 11 juillet. En première instance, le maire de la capitale a été condamné à 5 ans de prison pour escroquerie. Depuis lundi, la défense demande un renvoi pour récupérer dans son intégralité l’arrêt de la Cour de justice de la Cédéao. Cette cour a estimé fin juin que le procès en première instance de Khalifa Sall n’avait pas été équitable. Désormais, les avocats de l’Etat se suivent à la barre avec un objectif : démontrer que l’arrêt de la Cour de justice la Cédéao n’a aucune valeur juridique.

"La cour de la Cédéao n’a pas ordonné la libération de Khalifa Sall", attaque Maitre Ndiaye. "Ce sont des supputations, des plans sur la comète de la défense", ajoute Maitre Bitèye.

Pour les avocats de l’Etat, la Cour de justice de la Cédeao n’a rien à faire dans ce dossier. "Cette cour n’est pas une cour pénale internationale, ni une juridiction d’appel, ni de cassation", explique l’un d’eux. "Vous n’avez pas besoin de cet arrêt pour rendre votre décision", complète un autre.

La défense remontée

Des propos qui provoquent de l’énervement sur le banc de la défense. "La cour de la Cédéao n’est pas ici, elle ne mène pas des enquêtes de terrain", ajoute Maitre Ndiaye avant de poursuivre : "Cette cour dit qu’il y a eu des violations, que M. Sall n’a pas eu accès à son avocat, mais il a fait les mêmes déclarations devant le juge". L’un de ses confrères enchaîne : "Nous avons besoin de notre code pénal pour juger Khalifa Sall. Pas de cet arrêt de la cour de justice de la Cédéao".

Les avocats de l’Etat ont donc demandé au juge de rejeter les demandes de la défense qui exige que les poursuites s’arrêtent et que Khalifa Sall soit libéré immédiatement.

Le juge a décrété la suspension du procès pour une semaine. Un délai pour permettre au juge de trancher sur la demande de mise en liberté déposée par le maire de Dakar mais aussi pour que la défense récupère l'arrêt intégral de la cour de justice de la Cédéao car seul un extrait est pour le moment intégré au dossier.

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction