Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a décidé mercredi 4 juillet "une amnistie totale" en faveur de tous les prisonniers politiques et de tous les opposants condamnés ou interdits d'activité, selon un décret lu à la télévision nationale. Une mesure spectaculaire. Et un geste envers l'opposition qui avait fait de cette amnistie une des principales condition à sa participation au dialogue politique convoqué mi-juillet.

Equatorial Guinea

En Guinée équatoriale, le président Obiang amnistie tous les prisonniers politiques

Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a décidé mercredi 4 juillet "une amnistie totale" en faveur de tous les prisonniers politiques et de tous les opposants condamnés ou interdits d'activité, selon un décret lu à la télévision nationale. Une mesure spectaculaire. Et un geste envers l'opposition qui avait fait de cette amnistie une des principales condition à sa participation au dialogue politique convoqué mi-juillet.

"J'accorde l'amnistie totale à tous les citoyens condamnés par les tribunaux (...) pour des délits politiques dans l'exercice de leur activité." C'est ce qu'a déclaré le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo dans un décret lu à la télévision, ce mercredi.

Le texte stipule également que l'amnistie concerne toute personne "privée de liberté ou empêchée d'exercer son droit politique dans le pays".

Une mesure spectaculaire qui survient à moins de deux semaines d'un dialogue national, que le président Obiang a lui-même convoqué.

L'objectif de cette amnistie présidentielle est clair : "permettre une large participation de tous les acteurs politiques" à ce dialogue ("entre le gouvernement et les partis politiques légalisés, acteurs politiques de l'intérieur et de la diaspora, société civile et confessions religieuses"). Référence, entre autres, à l'opposition qui avait fait de l'amnistie une de ces principales conditions pour répondre présent à l'invitation.

Le chef de l'Etat s'engage par ailleurs à garantir la liberté et la sécurité à tous les participants au dialogue qui, selon le texte, se tiendra du 16 au 21 juillet prochain. Sous l'oeil, et c'est une première, d'observateurs internationaux.