Il n’est plus ambassadeur de l’Angola en Israël. João Diogo Fortunato paie le prix de sa participation à la cérémonie d’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

Angola

Ambassade américaine à Jérusalem : l'ambassadeur angolais limogé

Il n’est plus ambassadeur de l’Angola en Israël. João Diogo Fortunato paie le prix de sa participation à la cérémonie d’inauguration de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem.

Le 14 mai dernier, les États-Unis transféraient le siège de leur ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem dans la bande de Gaza en Palestine. Parmi les invités, on a noté des pays africains dont l’Angola, le Cameroun, la République du Congo, la Côte d’Ivoire, l‘Éthiopie, le Kenya, le Nigeria, le Rwanda, le Soudan du Sud, la République du Soudan, la Tanzanie et la Zambie.

Les manifestations palestiniennes contre cette construction ont été réprimées dans le sang, puisque l’on a enregistré plus de 50 morts. Ce qui a suscité le courroux de plusieurs pays, notamment en Afrique où une réunion de la ligue arabe a eu lieu au Caire en Égypte.

Mais la colère couvait aussi à quelque 6 000 kilomètres du Caire. Informé de ce que son ambassadeur a pris part à la cérémonie d’inauguration du nouveau siège, Joao Lourenço a frappé du poing sur la table en démettant João Diogo Fortunato de ses fonctions d’ambassadeur.

L’Angola emboîte ainsi le pas à plusieurs autres pays qui ont exprimé sans langue de bois leur mécontentement à la construction de cette ambassade. Le cas de l’Afrique du Sud qui n’a pas tardé à rappeler son ambassadeur quelques heures après. "En raison du caractère grave et aveugle de la dernière attaque israélienne, le gouvernement sud-africain a décidé de rappeler l’ambassadeur Sisa Ngombane avec effet immédiat", avait écrit le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

C’est dire jusqu‘à quel point les pays africains sont fidèles à la cause palestinienne. Ils semblent sur les traces de Mandela.

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction