La RDC ne sera pas seule lors des élections prévues en décembre prochain. Elle devra compter sur le soutien de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

Élection en RDC : la SADC appelle la classe politique à respecter le calendrier électoral

Congo - Kinshasa

La RDC ne sera pas seule lors des élections prévues en décembre prochain. Elle devra compter sur le soutien de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

C’est ce qui ressort du communiqué final du sommet a réuni hier à Luanda six Chefs d’Etat et de gouvernement membres de la SADC. Des retrouvailles qui ont été l’occasion d’aborder plusieurs questions les plus saillantes de l’actualité dans ces pays de l’Afrique australe.

Parmi ces questions préoccupantes, celle de l’organisation des élections générales dont présidentielle en RDC en décembre prochain, conformément au chronogramme des autorités de RDC. "Le Sommet a pris note des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Accord politique de décembre 2016 et dans le respect du calendrier établi pour les élections se tenant le 23 décembre 2018 en République démocratique du Congo. À cet égard, il a salué le Gouvernement de la République Démocratique du 4 Congo, les acteurs politiques et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour les étapes franchies", peut-on lire dans le communiqué à son point 12.

Mais, des efforts qu’il ne faudrait pas gâcher. "Le Sommet a invité les acteurs politiques en République démocratique du Congo à rester attachés à la mise en œuvre du calendrier électoral et de veiller au maintien d’un climat propice à la tenue des élections pacifiques et crédibles", recommande le point 13 du document.

La RDC fait face depuis près de deux ans à une crise politique qui la secoue du fait entre autres du glissement à deux reprises du calendrier électoral. Ayant achevé ses deux mandats, Joseph Kabila ne devrait pas se présenter à la présidentielle à venir. À moins que la RDC procède à un changement ou une modification de la Constitution pour que le président sortant brigue un troisième mandat consécutif au nom du principe de la non-rétroactivité de la loi.

Priscilla Wolmer
Directrice de la rédaction