[Alors qu’une frange de l’opposition et de la société civile congolaises appelle à une transition sans Kabila, les Etats-Unis et la Grande Bretagne, à travers une déclaration commune publiée samedi 20 décembre à Kinshasa, disent réfuter toute démarche qui remette en cause le processus électoral et la légitimité du Président Kabila]

Les États-Unis et la Grande Bretagne ne veulent pas d’une transition sans Kabila

Les États-Unis et la Grande Bretagne ne veulent pas d’une transition sans Kabila

Alors qu’une frange de l’opposition et de la société civile appelle à une transition sans Kabila, les États-Unis et la Grande Bretagne, à travers une déclaration commune publiée samedi 20 décembre à Kinshasa réfutent toute démarche qui remette en cause le processus électoral et la légitimité du président Kabila.

Pour les deux diplomates, John Murton et Jennifer Haskell, respectivement ambassadeur de la Grande Bretagne et chargé d’affaires des États-Unis en RDC, la mise en application de l’accord signé sous l’égide de la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo) entre l’Opposition politique et le pouvoir en place reste encore incomplète. Outre le fait que le président en place dont le deuxième et dernier mandat a expiré depuis décembre 2016 ne peut se représenter ou convoquer un référendum, cet accord permettait également que le Gouvernement soit dirigé par un Premier ministre issu du rassemblement (Ndlr : une plateforme de l’Opposition née en juin 2016 à Genval, en Belgique) jusqu’à la tenue des prochaines élections.

Malgré une mise en œuvre jugée incomplète, les deux diplomates retiennent néanmoins que le processus électoral censé en finir avec la crise de légitimité a été finalement lancé avec la publication par la CENI (Commission Electorale Nationales Indépendante) du calendrier électoral qui prévoit la présidentielle au 23 décembre 2018 et la passation de pouvoir en janvier 2019. Ainsi, les États-Unis et la Grande Bretagne qui appellent tout le monde à la retenue n’encouragent que les efforts allant dans le sens de la paix.

À propos de la marche du dimanche 21 janvier 2018, les deux pays ont adressé par voie diplomatique une mise en garde contre les forces de l’ordre, censées encadrer les marcheurs.

 

Henry Mbuyi
Journaliste correspondant en RDC