Les opérations de contrôle économique et sanitaire se sont intensifiées en Tunisie avec l’augmentation du nombre des infractions qui ne touchent pas seulement les gâteaux et les confiseries, mais aussi les viandes, notamment le poulet et la dinde, la farine, le beurre, les œufs,etc. 

Saisie de quatre tonnes de pâtisseries et de confiseries impropres à la consommation

Nouvel an en Tunisie

Les opérations de contrôle économique et sanitaire se sont intensifiées en Tunisie avec l’augmentation du nombre des infractions qui ne touchent pas seulement les gâteaux et les confiseries, mais aussi les viandes, notamment le poulet et la dinde, la farine, le beurre, les œufs, etc. 

L’opinion en Tunisie ne parle que de ça en ces derniers jours de l’année  2017 marquée par la célébration de la nouvelle année (2018) que l’on décrit ici comme "administrative" : la découverte par les services de contrôle économique et sanitaire de quatre tonnes de pâtisseries et de confiseries impropres à la consommation et ce le même jour : le jeudi 28 décembre 2017.

Les médias n’en finissent pas du reste de faire quotidiennement des révélations sur des "infractions aux normes d'hygiène, usage de matières premières périmées ainsi que l'absence de factures et non affichage des prix" dans de nombreux locaux commerciaux en Tunisie.

Des opérations qui se sont intensifiées avec l’augmentation du nombre des infractions de ce type qui ne touchent pas seulement les gâteaux et les confiseries, mais aussi les viandes, notamment le poulet et la dinde, la farine, le beurre, les œufs, etc.

Echapper aux mailles du filet

Et la panoplie des découvertes n’en finit pas d’étonner les Tunisiens qui commencent à douter de tout : ustensiles rouillés, espaces insalubres, étalages de fortune, etc.

Sans oublier la triche qui a gagné bien des commerces. On utilise par exemple les fèves et les pois chiche ou encore la mie pour remplacer les fruits secs (pignons, noix, noisettes, amandes,…).

"Il suffit d’ajouter du sirop d’orgeat ou encore du sirop de noisette pour faire croire à ceci ou à cela", constate un apprenti qui dit pourtant avoir travaillé chez une enseigne. "De toute manière lorsqu’on voit les prix de quelques gâteaux, on comprend très bien que le pâtissier ne peut rentrer dans ses frais", poursuit-il.

Mais pour un pâtissier et confiseur  attrapés la main dans le sac, il y a une dizaine qui échappe aux mailles du filet des services de contrôle économique et sanitaire.

 

Mohamed Gontara
Journaliste - Correspondant en Tunisie