Le débat a pris une ampleur particulière ces derniers jours avec notamment l’assassinat, le 1er novembre 2017, d’un officier de police sur…

Texte et projet de loi en cours

Agressions contre les agents de sécurité en Tunisie

Le débat a pris une ampleur particulière ces derniers jours avec notamment l’assassinat, le 1er novembre 2017, d’un officier de police sur la place du Bardo, devant le siège de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Des agents de police ont organisé, le 6 novembre 2017, des marches de protestation dans certains gouvernorats (préfectures) en Tunisie pour réclamer l’adoption d’un projet de loi "réprimant les agressions contre les agents porteurs d’armes" : police, garde nationale, protection civile, prisons et réhabilitation.

Le texte déposé depuis 2015 fait l’objet de controverses au sein d’une partie de l’opinion publique, de la classe politique et de la société civile qui craignent que le texte ne "légalise une certaine forme d’oppression et d’impunité".

Les syndicats de police, qui défendent le texte, disent qu’ils sont prêts à discuter les quelque vingt articles que comporte la loi. L’essentiel est qu’il soit adopté.

"La peine de mort" pour l’assassin

L’opinion publique est émue. Le quotidien arabophone "Achourouk" (l’Aube) a ainsi exigé "la peine de mort " pour l’assassin du très regrétté commandant Riadh Barrouta. Ce djihadiste a admis avoir adopté la pensée takfiriste depuis trois ans.

Rendant visite, le 3 novembre 2017, à la famille de la victime pour présenter ses condoléances, le chef de l’État, Mohamed Béji Caïd Essebsi avait "souligné le souci de hâter l’adoption de la loi sur la répression contre les forces porteuses d’armes afin de garantir les droits des agents et cadres des forces de sécurité".

Selon un bilan établi, déjà en 2015, par le site d’investigation "Inkyfada", le nombre de forces de sécurité tués par les terroristes serait de 220.

Mohamed Gontara
Journaliste - Correspondant en Tunisie