Ouverture à Tunis de la 28 ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage

Vecteur important du cinéma des pays en développement

Elles ont permis de faire connaître de grands réalisateurs comme le sénégalais Sembène Ousmane, le malien Soulaymene Cissé, l’égyptien Youssef Chahine ou encore le tunisien Abdelatif Ben Ammar qui ont tous obtenu  le Tanit d’or, la principale distinction de ce qu’on considère comme le plus vieux festival du cinéma dans les pays du Sud.

Le cinéma Le Colisée, situé en plein cœur de l’Avenue Habib Bourguiba, à Tunis,  a ajouté, samedi 4 novembre 2017, quelques drapeaux à ses couleurs pour accueillir la 28 ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage.

Créées en 1966 par un des monstres du cinéma tunisien, Tahar Cheriaa, les JCC ont toujours voulu être un vecteur important pour le cinéma du Tiers monde, notamment arabe, africain et sud-américain.

Un festival en "rupture avec l’esprit militant de ses premières années d’existence "

Elles ont permis de faire connaître de grands réalisateurs comme le sénégalais Sembène Ousmane, le malien Soulaymene Cissé, l’égyptien Youssef Chahine ou encore le tunisien Abdelatif Ben Ammar qui ont tous obtenu le Tanit d’or, la principale distinction de ce qu’on considère comme le plus vieux festival du cinéma dans les pays du Sud.

Même si certains reprochent aux JCC, devenues annuelles depuis 2015 –elles se tenaient avant cette date toutes les deux années-  de s’inscrire de plus en plus en "rupture avec l’esprit militant de ses premières années d’existence ", beaucoup pensent toujours qu’elles sont un des moyens de faire connaître des cinémas "oubliés".

Pour l’édition 2017 (4-11 novembre 2017), les JCC n’ont pas manqué de dérouler le tapis rouge pour accueillir nombre de femmes et d’hommes du cinéma du Sud. Et a été, de ce côté des choses, pour de nombreux artistes l’occasion d’exhiber  leurs plus belles tenues et coiffures sous les flashs  de nombreux photographes.

Avec en prime une ouverture tonitruante animée, en smoking et chemise blanche, par le tunisien Ramzy Melouki,  une star du journalisme cinématographique, installé à Hollywood où il travaille pour Canal +.

Un  colloque international sur " La critique cinématographique à l’heure des réseaux sociaux "

Et une programmation qui va permettre de suivre quelque cinquante œuvres inscrites dans quatre sections de la compétition officielle : les longs métrages fictions, les courts métrages fiction, les longs métrages documentaires et les courts métrages documentaires.

Les JCC 2017 ont prévu également la projection d’autres œuvres cinématographiques dans un "Hors compétition" et des "Sections parallèles" réservées au cinéma tunisien, au cinéma arabe, au cinéma africain et au cinéma asiatique.

Huit jours  qui permettront  aux cinéphiles de la Tunisie et d’ailleurs de fréquenter les quelques rares salles de cinéma qui n’attirent plus beaucoup de monde pendant le reste de l’année.

Avec également des débats et des conférences. Dont un  colloque international les 9 et 10 novembre 2017 sur " La critique cinématographique à l’heure des réseaux sociaux ". Qui verront la participation de critiques cinématographiques tunisiens, français, marocains, sénégalais, camerounais et burkinabè.

   

        

 

Mohamed Gontara
Journaliste - Correspondant en Tunisie