C’est officiel, l’ONU a fait savoir qu’une partie de sa délégation allait de nouveau s’installer à Tripoli. Un geste d’appui au…

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Libye : la MISNUL pose ses valises à Tripoli

C’est officiel, l’ONU a fait savoir qu’une partie de sa délégation allait de nouveau s’installer à Tripoli. Un geste d’appui au gouvernement d’union nationale, toujours cantonné dans une base navale. Malgré de réelles avancées, la situation est effectivement loin d’être pacifiée en Libye.

Arrivé ce dimanche 17 avril dans la capitale, Martin Kobler a fait savoir qu’il ne comptait plus (ou peu) sortir du territoire libyen. Près de deux ans après le départ des équipes de la MISNUL, l’envoyé spécial allemand et son équipe comptent donc mener leur fastidieux travail de réunification du pays depuis Tripoli. De fait, c’est à quelques kilomètres seulement du lieu où est confiné depuis le 30 marque le nouveau gouvernement d’union nationale que Kobler a posé ses valises.

Jusqu’à ce jour, ce nouvel exécutif n’a toujours pas pris ses fonctions dans les ministères. Soutenue par certains, l’initiative lancée par l’ONU doit faire face à l’hostilité de nombreuses milices tripolitaines et à l’indécision du Parlement de Tobrouk, qui tarde à s’associer à la démarche. Plus encore alors que le général Haftar, à la tête de l’Armée nationale libyenne, démultiplie les efforts sur les fronts de Benghazi et Derna pour se rendre incontournable. Lui qui pourrait faire les frais d’une réunion.  

De fait, après avoir accueilli le samedi 16 avril les ministres des Affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, et allemand, Frank-Walter Steinmeier, des heurts ont éclaté à Tripoli aux abords du domicile d’Ahmed Maetig, vice-président du Conseil présidentiel. Hasard ou pas, ces escarmouches – qui auraient causé la mort de deux personnes – montre le long chemin à encore parcourir vers un retour au calme. D’ailleurs, nombreux sont les Tripolitains à craindre un embrasement dans les prochaines semaines de la capitale avec le retour de l’ONU et l’éventuelle installation d’un gouvernement contesté. Et pourtant…

Rédaction
Journaliste