Six candidats sont en lice contre le président sortant Idriss Deby Itno au pouvoir depuis trente ans et qui demande un nouveau mandat de six ans. L’ancien Premier ministre Pahimi Padacket Albert et candidat à la présidentielle à moins de 5 jours de l'élection présidentielle joue ses dernières cartes à Lagon dans le Mayo-Kebbi.

Chad

Présidentielle au Tchad : Pahimi Padacket Albert effectue ses derniers jours de campagne à Lagon dans le Mayo-Kebbi

Six candidats sont en lice contre le président sortant Idriss Deby Itno au pouvoir depuis trente ans et qui demande un nouveau mandat de six ans. L’ancien Premier ministre Pahimi Padacket Albert et candidat à la présidentielle à moins de 5 jours de l'élection présidentielle joue ses dernières cartes à Lagon dans le Mayo-Kebbi.

Pahimi Padacket Albert

Les habitants de Lagon, comme de la plupart des localités du Mayo Kebbi, sont à la fois agriculteurs et éleveurs. Depuis une dizaine d’années, ils sont régulièrement victimes d'enlèvements contre rançon qui leur font perdre, selon une étude récente, des centaines de millions francs Cfa. 

Une situation qui illustre l’incurie du gouvernement dénonce Pahimi Padacket Albert. « Comment peut-on dire que le maréchal Déby lutte contre le terrorisme en Afrique quand il est incapable de lutter contre les enlèvements de personnes contre rançon à Lagon ? » 

Outre l’insécurité, l’absence d'infrastructures de santé, d’éducation et surtout des routes, prouve qu’Idriss Déby doit se retirer et celui qui se présente comme le candidat de « l’alternance sans revanche » lui propose une sortie sans accrocs. « Il sera battu ! S'il accepte de reconnaître sa défaite, je lui donne donne toutes les garanties de vivre comme un ancien président, avec sa pension de retraité au Tchad. »

Pahimi Padacket, dont c'est la deuxième candidature à un scrutin présidentiel, termine en indiquant que, même en matière de sécurité, rien ne se passera parce ce sont des enfants tchadiens qui sont en première ligne sur tout les fronts contre le terrorisme. Ils sauront obéir, et peut-être mieux, à un autre commandant en chef que le maréchal Idriss Déby.

Rédaction
Journaliste