Le Premier ministre malien par intérim, Moctar Ouane, s’est rendu dans la ville de Konna pour inaugurer un nouveau port de pêche ainsi qu…

Mali

Mali : le nouveau port de Konna, un acte de résistance aux djihadistes

Le Premier ministre malien par intérim, Moctar Ouane, s’est rendu dans la ville de Konna pour inaugurer un nouveau port de pêche ainsi qu’un nouveau camp militaire.

Dans cette région centrale du Mali, régulièrement frappée par des attaques djihadistes, cette visite a pour objectif de symboliser la résistance et l’espoir.

S'exprimant depuis la ville de Mopti avant la visite, M. Ouane a déclaré que le succès des forces de défense ne devrait pas être mesuré par "le nombre de terroristes neutralisés" mais plutôt par "le nombre de villages secourus ou défendus. et par un sentiment accru de sécurité parmi les civils.

Le 10 janvier 2013, les djihadistes qui tenaient plusieurs villes du nord du Mali, comme Tombouctou et Gao, ont pris Konna dernière digue avant la ville centre Mopti.

Avant d’être entraîné dans la guerre, Konna était un carrefour commercial fluvial.

"Konna a une population résiliente qui depuis 2013 n’a pas hésité à se débrouiller, les hommes et les femmes toute le monde se débrouille. Konna est un des principaux ports de la région en matière de pêche, tout le monde le connaît depuis le temps des colons. Cote d’ivoire, Ghana, Burkina partout ! Toute le monde venait se ravitailler en poissons à Konna." a déclaré le député maire de Konna,Demba Samouka.

Huit ans plus tard, le Premier ministre estime que la réhabilitation du port "est une illustration de ce qui est engagé à Konna et qui se poursuivra". Il a félicité les populations pour leur "résilience"

Malgré la multiplication des attaques dans la région et la disparition des services publics, à l'image du sous-préfet qui n'est plus physiquement présent.

Depuis 2015, le djihadisme s'est répandu dans les campagnes du centre du Mali. Il y est emmené par le prédicateur peul affilié à Al Qaïda Amadou Kouffa qui avait participé à l'attaque de la ville en 2013.

Les attaques se sont multipliées dans la région et les services publics ont pris la poudre d'escampette. A Konna, chef-lieu d'une petite commune rurale, le sous-préfet n'est plus physiquement présent.

Rédaction
Journaliste