Le territoire de Rutchuru en groupement de Binza ainsi que ses localités Rudere et Nyabanira échappent dorénavant au contrôle coercitif des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). C'est le second territoire le plus touché par les violences armées au Nord-Kivu après Beni. Ses localités sont prises en otage par plusieurs milices, d'ont l'une est particulièrement active : le Mouvement Nationaliste Congolais (MNC). Ces éléments du groupe armé font la loi dans cette partie du pays et rackettent à coup de taxes et autres sortes d'impôts directs.

Congo - Kinshasa

RDC - Nord-Kivu : Mouvement Nationaliste Congolais, une milice qui bafoue l'autorité de l'Etat congolais dans le territoire de Rutchuru

Le territoire de Rutchuru en groupement de Binza ainsi que ses localités Rudere et Nyabanira échappent dorénavant au contrôle coercitif des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). C'est le second territoire le plus touché par les violences armées au Nord-Kivu après Beni. Ses localités sont prises en otage par plusieurs milices, d'ont l'une est particulièrement active : le Mouvement Nationaliste Congolais (MNC). Ces éléments du groupe armé font la loi dans cette partie du pays et rackettent à coup de taxes et autres sortes d'impôts directs.

Depuis 20 ans, la partie Est de la République démocratique du Congo est déstabilisée par de nombreux groupes armés qui se font et se défont au gré des conflits, sur fond de pillages, viols et meurtres. Ces milices sont issues des pays voisins, notamment le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda. Le Mouvement Nationaliste Congolais (MNC), figure parmi ces groupes armés étrangers qui perturbent l'ordre public.

Selon les informations parvenues à 54etats.com, le MNC contrôle l'entièreté du territoire de Binza et ses localités telles que Kiseguru,  Rudehe et Nyabanira tout proche de Kataka.

A en croire, les mêmes  sources, ces miliciens ont érigé leurs bases  dans le groupement de Bukomo, au nord de Kinyandoni vers Nkwenda au bord de la rivière Nkwenda, Rwahambi, Kanzanza et Nyabikwangwa, dans les plantations de la ferme Rwasiko appartenant à la Député Maguy Rwakabuba, Kapsa et Ruhura à 200m de l’Institut Ruhura.

Les leaders de ce groupe tiennent parfois des réunions avec les populations autochtones. La plus récente s'est organisée le 4 août dernier, à Kanzanza, avec les agriculteurs.

Au cours de cet entretien, les leaders du MNC ont réaffirmé leur radicalisation et détermination ferme de s'attaquer aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo. Ils ont également imposé une tarification que devront respecter les contribuables congolais. En outre, la taxe pour les agriculteurs produisant le manioc s'élève à 30 $.

Une autre réalité inacceptable est celle des conditions édictées pour puiser de l’eau à la rivière Nkwenda et Rwahambi.

Les communautés doivent payer un montant de 500 francs congolais par bidon et de 700 francs pour la lessive. 

Enoch David Aluta
Journaliste