Le jugement du procès opposant le Directeur de cabinet du chef de l'état, Vital Kamerhe et la République Démocratique du Congo, représentée…

Congo - Kinshasa

RDC : procès Vital Kamerhe, le verdict sera rendu le 20 juin

Le jugement du procès opposant le Directeur de cabinet du chef de l'état, Vital Kamerhe et la République Démocratique du Congo, représentée par la partie civile, sera rendu le 20 juin prochain. Telle est l'annonce faite par le juge Président du tribunal de grande instance Gombe lors de la dernière audience tenue ce jeudi 11 juin.  

L'audience de ce jeudi 11 juin était réservée à la plaidoirie. Deux heures du temps, c'est le timing minimum accordé par le tribunal aux parties au procès, à savoir la partie civile qui représente l'état congolais, le ministère public, ainsi que les avocats des prévenus, Vital Kamerhe, le commerçant libanais Samy Jammal et Janos Muhima. 

Prenant la parole en premier lieu, les avocats de la partie civile, orchestrés par le bâtonnier Coco Kahubi et le professeur Kaluba ont démontré de manière narrative et  chronologique les faits qui prouvent à suffisance la culpabilité de ces trois prévenus. Selon les avocats de la république, Vital Kamerhe devrait être condamné à plus de 10 ans des travaux forcés et qu'il verse des dommages- intérêts évalués à 100 millions de dollars américains pour avoir perturbé le cadre macroéconomique. 

Quant aux avocats de la défense du libanais Jammal, ces derniers ont récusé la compétence du tribunal de la saisine du dossie, étant donné que le magistrat instructeur du dossier ne relevait du ressort du domicile du prévenu.

Nonobstant cette remarque de forme, ces avocats ont néanmoins défendus leur client, qui d'après eux il n'a détourné l'argent public. Et plaident pour son acquittement afin de lui permettre de poursuivre la construction des maison préfabriquées destinées aux militaires congolais. 

Dans la même lignée les avocats de Vital Kamerhe, ont soulevé une exception constitutionnelle qui interdit toute incrimination découlant des travaux forcés. Il s'agit notamment d'une  disposition de la constitution du 18 février modifiée par sa loi constitutionnelle du 21 janvier 2011. 

Les avocats du Directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, estiment qu'il s'agit d'un procès purement politique. Car jusqu'à preuve du contraire le ministère public dans son réquisitoire n'aurait démontré le détournement effectué par leur client. 

Pour les avocats du prévenu Muhima, ils trouvent aucune raison fondamentale qui condamnera ce fonctionnaire à la présidence de la République, qui avait juste reçu l'ordre de sa hiérarchie pour dédouaner les contenaires des maisons  préfabriquées à Tanzanie. 

Kamerhe clame son innocence ! 

Dans sa prise de la dernière parole, accordée par le tribunal, le prévenu Vital Kamerhe a clamé son innocence et demande au tribunal de dire le droit.

"Je ne suis pas choqué, je ne suis pas surpris. Je disais déjà à ma femme, la messe est dite. Mais en tant qu'homme d'Etat, j'accepte ce qui va être dit. La vraie justice viendra de Dieu ", a dit Vital Kamerhe. 

Beni Kinkela
Journaliste et correspondant en RDC